Ouvrages collectifs
Nouvelles traductions et réceptions indirectes de la Grèce ancienne. Tome 2 : Traductions de textes grecs et translatio studii, éd. C. Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols, 324 p. (https://www.brepols.net/products/IS-9782503606873-1)

L’essor des traductions directes du grec au français commence dans les années 1550. Du début du XIVe siècle jusqu’au milieu du XVIe siècle, les auteurs-traducteurs en langue française qui représentent la Grèce ancienne n’ont, sauf exception, aucune connaissance directe des œuvres grecques. Les savoirs sur la Grèce qu’ils transmettent et réinventent sont médiatisés par des filtres divers. Leur réception est indirecte, elle prend appui sur des œuvres antérieures, textuelles et iconographiques, dont les représentations de la Grèce ancienne sont déjà le fruit d’une ou de plusieurs réceptions. Les œuvres latines qu’ils traduisent et adaptent sont pour une part des œuvres antiques et médiévales qui ne sont pas des traductions, et pour une part des traductions ou adaptations d’œuvres grecques, avec parfois plusieurs transferts linguistiques à partir du grec. Elles sont très diverses : des textes antiques jusqu’aux traductions humanistes latines d’œuvres grecques réalisées en Italie et aux Pays-Bas, en passant par des œuvres latines médiévales originales, des traductions latines du français et des traductions arabo-latines et arabo-hispano-latines.
Les auteurs-traducteurs en langue française héritent ainsi de réceptions antérieures diverses, qu’ils s’approprient et transforment, poursuivant le processus d’invention de représentations de la Grèce ancienne. Comme les manuscrits et les imprimés de leurs nouvelles traductions sont souvent très illustrés, les artistes offrent dans le même temps des traductions visuelles qui elles aussi s’appuient sur des sources diverses et des réceptions antérieures et donnent à voir de nouvelles images de la Grèce ancienne. La question de la réception de l’Antiquité grecque sera donc explorée par une entrée différente de celle qui a été adoptée jusqu’à présent et qui a consisté en l’étude de la transmission et de la traduction directes des œuvres grecques. Le présent volume se focalise sur les traductions au second degré de textes grecs.
Nouvelles traductions et réceptions indirectes de la Grèce ancienne, Tome 1 : Histoires des héros grecs et troyens (textes et images, 1300-1560), éd. C. Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols, 2025, 312 p. (https://www.brepols.net/products/IS-9782503606859-1)

L’essor des traductions directes du grec au français commence dans les années 1550. Du début du XIVe siècle jusqu’au milieu du XVIe siècle, les auteurs-traducteurs en langue française qui représentent la Grèce ancienne n’ont, sauf exception, aucune connaissance directe des œuvres grecques. Les savoirs sur la Grèce qu’ils transmettent et réinventent sont médiatisés par des filtres divers. Leur réception est indirecte, elle prend appui sur des œuvres antérieures, textuelles et iconographiques, dont les représentations de la Grèce ancienne sont déjà le fruit d’une ou de plusieurs réceptions. Les œuvres latines qu’ils traduisent et adaptent sont très diverses : des textes antiques jusqu’aux traductions humanistes d’œuvres grecques réalisées en Italie et aux Pays-Bas, en passant par des œuvres latines médiévales originales, des traductions latines du français et des traductions arabo-latines et arabo-hispano-latines. Les illustrations de nombreux manuscrits et imprimés redoublent cette traduction textuelle d’une traduction visuelle qui enrichit la mémoire de la Grèce ancienne ainsi recréée. La question de la réception de l’Antiquité grecque est ainsi explorée par une entrée différente de celle qui a été adoptée jusqu’à présent et qui a consisté en l’étude de la transmission et de la traduction directe des œuvres grecques. Le présent volume porte sur des traductions consacrées à des héros et héroïnes des temps mythiques jusqu’à la guerre de Troie.
Mémoires des passés antiques : une élaboration continue (XIVe-XIXe siècle), éd. C. Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols, 2025, 332 p. (https://www.brepols.net/products/IS-9782503606835-1)

Alors que depuis plusieurs décennies, les recherches sur la mémoire – memory studies – prennent un essor exceptionnel, ce volume a pour objet les modalités de l’élaboration de mémoires particulières, celles de passés antiques, et prend en compte une longue durée allant du XIVe siècle jusque dans les années 1830. Les deux termes de « mémoire » et d’« élaboration » évoquent un acte de réception et de construction. Les mémoires de l’Antiquité ne sont pas un ensemble de connaissances reçues passivement et non transformées, elles sont des représentations consciemment élaborées par des auteurs et des artistes. Étudier le phénomène sur une longue temporalité permet de mieux analyser les constantes, qui relèvent sans nul doute d’une anthropologie de la mémoire, et aussi les évolutions. Ce volume porte sur des œuvres qui, illustrées ou non, sont écrites et/ou contiennent un texte. La réflexion qu’il propose s’inscrit en parallèle aux recherches dédiées à la réception de la Grèce ancienne dans la littérature française prémoderne (1320-1550) et le projet ERC Advanced Grant AGRELITA, « The Reception of Ancient Greece in Premodern French Literature and Illustrations of Manuscripts and Printed Books (1320-1550) ». Elle ouvre le champ d’analyse à une plus large diachronie et à un plus large corpus.
Représenter et nommer la Grèce et les Grecs (XIVe-XVIe siècle), éd. C. Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols, 2023, 418 p. (https://www.brepols.net/products/IS-9782503602004-1)

Que représente la Grèce et les Grecs, pour les auteurs et les artistes des XIVe au XVIe siècle, en Europe occidentale ? Le présent volume explore cette question du point de vue de la perception et de l’imagination spatiales et géographiques. Il porte ainsi sur les représentations de l’espace grec, ancien et « moderne » du XIVe au XVIe siècle. En privilégiant des œuvres latines, françaises et italiennes, écrites principalement en Italie, en France, dans les Pays-Bas bourguignons et en Grèce, il étudie comment les auteurs et les artistes figurent textuellement et visuellement la géographie de la Grèce / de l’espace ou des espaces grec(s). Les difficultés pour définir, nommer et représenter la Grèce comme entité territoriale sont nombreuses durant ces siècles marqués par de très profonds bouleversements, avec du côté grec l’effondrement de l’empire byzantin et, du côté de l’Europe occidentale, des évolutions nombreuses dans les connaissances géographiques, historiques et aussi linguistiques, ainsi que dans les formes d’expression textuelles et iconographiques. La perception d’une identité spatiale, géographique, de la Grèce est d’autant plus délicate que plusieurs temporalités sont en jeu, celle de la Grèce ancienne, celle de la Grèce contemporaine aux auteurs, celle aussi de la Grèce médiévale antérieure au XIVe siècle. Les études réunies s’interrogent sur les différentes perceptions et représentations de l’espace grec, dans son unité et/ou sa diversité, qui s’expriment et se renouvellent durant ces trois siècles, ainsi que sur la nomination des lieux grecs et de la Grèce qui les accompagnent.
Numéro de revue
Héroïnes païennes de l’Antiquité dans les littératures romanes des XIIe-XVIe siècles, éd. C. Gaullier-Bougassas, revue Bien Dire et Bien Aprandre, 38 (2023), 350 p. (https://www.septentrion.com/FR/livre/?GCOI=27574100723340 et https://www.peren-revues.fr/bien-dire-et-bien-aprandre/1799)

Les contributions réunies dans ce volume s’interrogent sur les figures féminines païennes antiques (grecques, romaines, égyptiennes…) que sélectionnent des auteurs de plus en plus nombreux du XIIe siècle au XVIe siècle, sur leurs représentations textuelles et aussi sur les images visuelles qui leur sont souvent associées dans les manuscrits puis les imprimés. Elles réfléchissent sur la réception, la circulation et la transformation de ces représentations textuelles et visuelles du XIIe au XVIe siècle, sur la diversité des usages de ces figures païennes, sur le traitement de leur altérité et sur les modalités de construction d’un héroïsme féminin ou d’héroïsmes féminins qui leur sont attachés.
À paraître
- Remémoration et réinterprétation : des passés antiques à des passés récents (XIVe-XXe siècle), éd. C. Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols.
- Représentations d’origines grecques dans les cultures textuelles et visuelles de l’Europe occidentale pré-moderne (1100-1600), éd. C. Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols.
- Les nouvelles vies des divinités grecques en Europe, textes et images. 1300 à 1540, éd. C. Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols.